La Côte d’Ivoire veut rendre 700 services publics accessibles sous forme numérique dans les trois prochaines années, un objectif réaffirmé par le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, lors d’un atelier national tenu les 3 et 4 septembre 2026 à Abidjan.
Organisés par le ministère avec la Société nationale de développement informatique (SNDI), les travaux ont réuni plus de 50 institutions afin de hiérarchiser les démarches à dématérialiser et de définir une feuille de route pour les infrastructures publiques numériques. L’objectif affiché est de simplifier l’accès des citoyens et des entreprises aux services de l’administration.
À la clôture de l’atelier, le ministère a indiqué que 620 services publics avaient été recensés. Parmi eux, 140 ont été examinés et 59 ont été classés comme des services à fort impact et hautement prioritaires pour les citoyens, les entreprises et l’administration.
Le chantier doit aussi s’appuyer sur des infrastructures communes, notamment l’identité numérique, l’échange sécurisé de données entre administrations et les paiements numériques. Selon les autorités, cette coordination doit notamment éviter de demander plusieurs fois aux usagers des informations déjà détenues par l’État.
Le gouvernement a par ailleurs fixé comme cap une administration « zéro papier » à l’horizon 2030. Cette échéance constitue un objectif de politique publique : les modalités de déploiement de l’ensemble des 700 services et leur calendrier détaillé n’ont pas encore été présentés.
Le chiffre de 700 correspond donc à une cible pour les trois prochaines années et non au nombre de services déjà numérisés. L’atelier des 3 et 4 septembre marque une étape de priorisation avant la mise en œuvre progressive de la feuille de route.
