Des images diffusées depuis le 12 septembre sur les réseaux sociaux et présentées comme la preuve de dons de préservatifs et de produits hygiéniques de la France à la Côte d’Ivoire sont fausses. Les Observateurs de France 24 ont établi que les visuels avaient été générés par intelligence artificielle, tandis que l’ambassade de France à Abidjan a démenti avoir mené les opérations qui lui sont attribuées.
Un premier visuel prétend montrer un don de produits d’hygiène féminine à la Côte d’Ivoire. Un second présente une scène supposée de remise de préservatifs par l’ambassadeur de France au ministre ivoirien de la Santé. Ces images ont circulé avec des messages accusant la représentation française d’avoir humilié le pays.
Dans sa vérification publiée le 18 septembre, France 24 relève plusieurs indices incompatibles avec des photographies authentiques. Le test des visuels avec SynthID signale notamment une génération artificielle. Sur l’image relative aux préservatifs, les personnes représentées ne correspondent pas aux visages de l’ambassadeur Jean-Christophe Belliard et du ministre Pierre Dimba, tandis que le logo attribué à l’ambassade comporte une devise qui n’est pas celle de la République française.
Contactée par Les Observateurs, l’ambassade de France en Côte d’Ivoire a indiqué qu’aucune opération de cette nature n’avait été menée et que les visuels diffusés ne correspondaient à aucune communication produite ou validée par la représentation diplomatique. L’ambassade a également démenti un don de préservatifs au ministère ivoirien de la Santé.
Factuel AFP a, de son côté, publié le 18 septembre une vérification consacrée à la même rumeur sur les préservatifs, concluant que l’ambassade de France n’avait pas effectué le don présenté sur les réseaux sociaux. L’annuaire officiel de l’administration française confirme que Jean-Christophe Belliard est l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire.
Au 18 septembre, aucune annonce correspondant à ces prétendus dons n’apparaît sur les canaux officiels de l’ambassade de France en Côte d’Ivoire ni sur ceux du ministère ivoirien de la Santé, selon les vérifications rapportées par France 24.
