À 65 ans, Bomou Mamadou garde la même envie de transmettre. Le comédien, chanteur, chorégraphe et conteur ivoirien a profité de son anniversaire pour revenir sur une carrière construite entre scène, parole et mémoire, avec un message très personnel adressé à la Côte d’Ivoire.
Dans un entretien publié le 15 septembre par Pouvoirs Magazine, deux jours après son anniversaire du 13 septembre, l’artiste dit avoir commencé cette journée en rendant hommage à ses parents avant d’élargir sa reconnaissance à celles et ceux qui ont accompagné son parcours.
Bomou Mamadou appartient à cette génération d’artistes ivoiriens difficiles à enfermer dans une seule case. Danseur, comédien, metteur en scène, chanteur, chorégraphe, auteur et conteur, il a notamment passé quinze années au sein du Village Ki-Yi avant de poursuivre une carrière solo à partir de 1998. Son travail autour de la parole lui a valu le surnom de « Maître de la parole ».
Son discours d’anniversaire tient surtout de la gratitude. Il remercie la Côte d’Ivoire pour ce qu’elle lui a apporté et dit vouloir, en retour, donner encore davantage au pays. Une déclaration qui prolonge le fil rouge de ses spectacles et de ses prises de parole, souvent centrés sur la transmission, la mémoire, l’amour et la cohésion.
Au fil des années, cette trajectoire lui a valu plusieurs distinctions, dont le titre d’officier de l’Ordre national et celui d’officier du Mérite culturel. En 2025, il avait également reçu le Prix d’excellence des arts vivants, après avoir déjà été distingué comme meilleur parolier d’Afrique au Prix africain du développement.
À ceux qui pourraient voir dans ses 65 ans l’heure du bilan, Bomou Mamadou répond plutôt par une promesse. « Le meilleur est encore à venir », confie-t-il, en disant vouloir continuer à mettre sa parole et son expérience au service de la culture ivoirienne.





