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dimanche 25 octobre 2026
Cinéma

Omotola Jalade-Ekeinde : ses royalties d’Hollywood relancent le débat à Nollywood

Une déclaration de l’icône nigériane, largement relayée depuis le 7 septembre, remet en lumière le contraste entre les paiements résiduels qu’elle dit recevoir aux États-Unis et l’absence de versements comparables au fil de ses trois décennies de carrière à Nollywood.

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Omotola Jalade-Ekeinde lors du World Economic Forum au Cap en 2015
Omotola Jalade-Ekeinde au World Economic Forum en 2015. Photo : World Economic Forum / Wikimedia Commons, licence CC BY 3.0.

Trente ans de carrière à Nollywood, mais pas de versements comparables aux « residuals » qu’elle dit encore recevoir pour ses passages à Hollywood. Une déclaration d’Omotola Jalade-Ekeinde, largement relayée depuis le 7 septembre 2026, remet au centre une question sensible de l’industrie du cinéma nigérian : que deviennent les revenus des acteurs une fois les films sortis et exploités dans la durée ?

Dans la séquence reprise par plusieurs médias nigérians et ghanéens, la star explique avoir travaillé environ cinq ans aux États-Unis et continuer à recevoir des paiements liés à certains anciens projets. À l’inverse, elle affirme n’avoir jamais bénéficié du même type de versements après trois décennies de travail à Nollywood.

Ces « residuals » désignent des paiements additionnels versés à des interprètes lorsque des œuvres continuent d’être exploitées, par exemple lors de rediffusions, de mises à disposition sur certaines plateformes ou d’autres formes de distribution prévues par contrat. Leur fonctionnement dépend des accords signés, des syndicats et des règles propres à chaque marché.

Pour Omotola Jalade-Ekeinde, le contraste est devenu un symbole. L’actrice, l’un des visages les plus connus du cinéma nigérian depuis les années 1990, ne pointe pas seulement une différence de montant : elle interroge surtout la capacité des artistes à bénéficier dans le temps du succès commercial des œuvres auxquelles ils ont participé.

Cette sortie n’est d’ailleurs pas totalement nouvelle. En juin 2025, elle avait déjà comparé son expérience dans les deux industries et partagé des justificatifs de paiements provenant de SAG-AFTRA, le syndicat américain des acteurs et professionnels de l’audiovisuel, selon Channels Television. Elle disait alors avoir travaillé sur plus de 300 productions nigérianes sans percevoir de residuals comparables.

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Un débat qui dépasse Omotola

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Le sujet est plus nuancé qu’une simple opposition entre Hollywood et Nollywood. Channels Television rapportait en 2025 qu’un responsable de l’Audiovisual Rights Society of Nigeria évoquait déjà des distributions de royalties au Nigeria, tout en reconnaissant les difficultés de collecte, d’adhésion et de suivi des exploitations, notamment avec la montée du streaming.

La prise de parole d’Omotola remet donc en lumière une question très concrète pour les comédiens : la présence ou non de clauses de participation dans les contrats, la traçabilité des recettes et la capacité des organisations professionnelles à faire appliquer ces mécanismes.

L’actrice défend cette idée depuis plusieurs années. Dès 2019, elle expliquait ne plus vouloir accepter certains projets sans dispositions prévoyant des royalties. En 2026, alors que les catalogues africains circulent davantage sur les plateformes mondiales, son témoignage donne un nouvel écho à ce débat de fond dans l’industrie.

Nadège Boli

Les articles publiés sous la signature Nadège Boli sur BeNews portent notamment sur les célébrités, le football et la musique.

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