Meiway, Fior 2 Bior et six autres artistes ivoiriens ont réuni leurs voix dans « L’eau est devenue jaune », un single sorti le 3 septembre 2026 pour alerter sur les ravages de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire.
Le titre rassemble O’nel Mala, Ayidissa, Jahelle Bonee et Meiway, avec Manu Didia, Fior 2 Bior, Aimann Raad et Spyrow. Les plateformes Qobuz et Apple Music confirment la sortie du morceau le 3 septembre, tandis que Qobuz crédite Serge Bilé comme producteur et auteur du projet et Manu Didia comme compositeur.
Cette collaboration place plusieurs générations et sensibilités de la musique ivoirienne autour d’un même message. Le texte évoque notamment la dégradation des rivières et des terres touchées par l’exploitation illégale de l’or, avec l’objectif assumé de faire circuler l’alerte au-delà des seuls canaux institutionnels.
Le morceau arrive au moment où la lutte contre l’orpaillage illégal revient au premier plan en Côte d’Ivoire. Les préfets de région se sont engagés, à l’issue d’un atelier national tenu du 3 au 5 septembre à Yamoussoukro, à œuvrer à l’éradication du phénomène dans leurs circonscriptions dans un délai de six mois. BeNews a détaillé cet engagement des autorités préfectorales.
Une mobilisation artistique autour d’un sujet national
Selon Pulse Côte d’Ivoire, l’initiative du single a été portée par le journaliste et écrivain Serge Bilé et relayée publiquement par plusieurs artistes avant sa sortie. Le média décrit une campagne pensée pour être partagée largement sur les réseaux sociaux et les messageries, sous le mot-dièse #leauestdevenujaune.
Cette sortie musicale intervient dans un contexte de mobilisation plus large. Le gouvernement ivoirien a rappelé le 6 septembre que les préfets seraient directement impliqués dans la nouvelle phase de lutte contre l’orpaillage illégal, après plusieurs journées de concertation avec les ministères et services concernés.
Avec « L’eau est devenue jaune », Meiway et les autres artistes impliqués choisissent ainsi la musique comme relais d’un débat national désormais porté à la fois par les autorités, la société civile et des figures populaires du showbiz ivoirien.
