Himra remet la question de la rémunération numérique au centre du débat en Côte d’Ivoire. Le rappeur ivoirien a appelé YouTube à ouvrir la monétisation aux créateurs basés dans le pays, selon Linfodrome, dans le sillage du plaidoyer lancé quelques mois plus tôt par Tiakola.
Le sujet touche directement l’écosystème local. Dans sa liste officielle des territoires où le Programme Partenaire YouTube est accessible, Google mentionne notamment le Ghana, le Nigeria et le Sénégal, mais pas la Côte d’Ivoire. L’accès à ce programme conditionne notamment le partage de revenus publicitaires et plusieurs outils de soutien destinés aux créateurs éligibles.
Tiakola avait déjà relancé la discussion en juin avec « Mélo Décalé ». Dans le morceau, largement commenté après sa sortie, l’artiste demandait aux plateformes de mieux rémunérer les clips et contenus des artistes d’Afrique francophone. Brut Afrique avait alors documenté cette prise de position et les difficultés de monétisation dans plusieurs marchés de la région.
Pour Himra, l’enjeu est loin d’être théorique. Les données publiques de Chartmetric actualisées le 15 septembre créditent sa chaîne YouTube de quelque 2,3 millions d’abonnés et 666,6 millions de vues cumulées. Le rappeur, devenu l’une des figures majeures de la scène ivoirienne, continue parallèlement de peser fortement dans les classements locaux : il a récemment placé 23 titres dans le Top 30 Apple Music Côte d’Ivoire.
La sortie de l’artiste donne ainsi un visage très concret à une revendication qui dépasse sa seule carrière. Pour les chanteurs, humoristes, vidéastes et créateurs de contenu ivoiriens, l’absence du pays dans la liste actuelle du Programme Partenaire YouTube limite l’accès direct aux mécanismes standards de monétisation proposés par la plateforme.
À la date du 16 septembre 2026, la page d’aide officielle de YouTube ne mentionne aucune date d’ouverture du Programme Partenaire en Côte d’Ivoire.
