Fatima Koné n’a pas décroché la couronne de Miss World 2026, mais elle a laissé derrière elle une image forte : celle d’une silhouette rouge, or, noire et blanche, coiffée d’un imposant calao et entourée d’ailes spectaculaires. Quelques jours après la finale au Vietnam, ce costume national continue d’attirer l’attention pour sa manière de mêler mise en scène glamour et références culturelles ivoiriennes.
Baptisée « Le Calao, Gardien des Traditions », la tenue a été conçue pour représenter une partie de l’imaginaire sénoufo du nord de la Côte d’Ivoire. Selon Pulse Côte d’Ivoire, l’ensemble associait une coiffe évoquant le bec et le plumage de l’oiseau, de larges volumes, des motifs inspirés du tissage traditionnel et une partie basse décorée de cauris.
Le choix du calao n’est pas purement esthétique. Dans plusieurs traditions sénoufo, l’oiseau est associé à la protection, à la transmission et à la sagesse. Les cauris, eux, rappellent leur ancien rôle de monnaie d’échange en Afrique de l’Ouest, tout en apportant à la tenue cette dimension précieuse qui fonctionne particulièrement bien sur une scène de concours international.
La direction artistique du projet a été attribuée à Paul André, tandis que la conception du costume revient au designer Thuong Gia Ky Design. Le résultat joue clairement la carte du spectaculaire : une tenue pensée pour être vue de loin, photographiée et immédiatement identifiable.
Le parcours de Fatima Koné à Miss World s’est finalement arrêté avant le Top 40 lors de la finale du 5 septembre à Nha Trang. La couronne est revenue à Joheirry Mola, représentante de la République dominicaine, selon l’organisation Miss World.
Quand le look devient un message
Ce costume reste pourtant l’un des moments les plus commentés de la participation ivoirienne. Il illustre une tendance de plus en plus forte dans les grands concours de beauté : utiliser le vêtement non seulement pour séduire visuellement, mais aussi pour raconter une histoire nationale.
Fatima Koné, Miss Côte d’Ivoire 2025, avait déjà mis en avant son attachement à son identité culturelle pendant son règne. Sur la scène de Miss World, le calao lui a offert un langage visuel plus direct que n’importe quel discours : un look spectaculaire, immédiatement relié à un patrimoine précis.
La compétition est terminée, mais la tenue continue ainsi de vivre dans les images et les conversations. Pour une candidate qui n’a pas atteint la phase finale, c’est déjà une manière de rester dans les mémoires.





